Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?
Le syndrome de l’imposteur désigne la croyance persistante que l’on est moins compétent que ce que les autres pensent.
Qui est concerné ?
Beaucoup de personnes performantes, engagées et légitimes vivent avec cette impression de « ne pas mériter » leur place. Elles doutent de leur valeur, de leur réussite et redoutent secrètement que l’on découvre qu’elles « ne sont pas à la hauteur ».
On retrouve fréquemment dans ces profils des Managers et Dirigeants qui malgré les signaux objectifs de réussite (diplômes, promotions, reconnaissance de la hiérarchie, retours positifs de 360° …) vivent dans la crainte d’être « démasqués ».
Ces personnes attribuent leurs succès à la chance, au contexte ou aux autres plutôt qu’à leur travail, leurs compétences et leurs choix.
Quelles sont les manifestations concrètes de ce syndrome ?
Minimisation des réussites
« C’est normal, j’ai eu de la chance… »
Maximisation des défauts ou manques
« C’est bien mais pas assez. J’ai laissé passer des erreurs. »
Doute permanent et difficulté à se dire compétent
« Je ne sais pas si j’ai bien fait…Pour être compétent(e), il faudrait que je sache ça, ça et ça…et j’en suis encore loin »
Surinvestissement pour compenser un manque supposé
« Si je ne travaille pas deux fois plus que les autres ils vont finir par voir que je ne suis pas bon(ne) »
Peur de décevoir ou d’échouer
« J’ai peur qu’on compte sur moi et que je ne sois pas capable de répondre aux attentes »
Réticence à se positionner (prise de parole, promotion, négociation)
« Je préfère rester en retrait…si je me mets en avant, on va peut-être se rendre compte que je ne suis pas compétent(e) »
Hyper-contrôle ou perfectionnisme
« Il faut que tout soit parfait et que je contrôle chaque détail »
Ce cercle conduit à moyen ou long terme à de la fatigue mentale, du stress et parfois jusqu’au burn-out.
Quelles sont les origines possibles ?
Il n’y a pas une cause unique mais plusieurs facteurs peuvent y contribuer :
- L’éducation : exigence élevée, comparaison au sein de la famille
- Le milieu social ou professionnel compétitif
- Les stéréotypes liés au genre dans certains secteurs ou fonctions
- Des périodes de changements (promotion, transition professionnelle, reconversion…)
- Certains facteurs internes : perfectionnisme, besoin de contrôle, faible estime de soi
Quel peut être l’apport du coaching ?
Le coaching permet de mettre en lumière les mécanismes du syndrome de l’imposteur, de travailler sur les croyances, les émotions et les comportements qui le nourrissent. En expérimentant de nouvelles postures et en ajustant la perception de soi, la personne gagne alors en confiance en soi, en légitimité, en liberté d’action et en sérénité.